Je sens sur moi un regard chaud et insistant,
Lentement, je lève les yeux, mouvement hésitant.
Et la je croise cette pupille sombre et irisée
J'ai le souffle coupé, je m'y serai noyée
Sans réfléchir, pulsion violente et incontrôlée
[Mon souffle s'accélère, tu le remarques amusé.
Tes lèvres sensuelles s'étirent d'un mince sourire
Presque une invite, entre nous, un fil tenu de désir.
Mon c½ur palpite si vite, je n'ose te quitter des yeux
De peur que tu ne sois que le mirage d'un rêve de feu.
Mais tu es là si proche, mais en même temps si éloigné
Mille pensées interdites s'agitent en mon esprit enfiévré...
La sensualité de tes mouvements, la virilité de ton corps
Je n'en peux presque plus, tant l'attrait est fort...
Tu lèves la main en un mouvement inachevé,
Mais je sens presque tes doigts doucement m'effleurer.
Le plaisir monte en vagues puissantes, inavouées.
Le lien est presque palpable, fait de fils entrelacés.
Soudain tu te lèves, doucement tu t'approches de moi.
D'une main tendre tu effleures ma joue, caresse de soie.
Ton parfum monte vers moi, attisant mon plaisir
Douce saveur masculine, j'en frémis de désir.
Un baiser léger et brûlant se pose sur mes lèvres assoiffées
Je sens contre moi ton corps qui se tend, exacerbé.
Et la c'est la jouissance qui nous prend, ardente fièvre,
Exquise sensation, que cette étreinte, liée par nos lèvres.
Cet instant d'éternité lié à cette seconde de notre présent
Ou rien ne compte sauf toi et moi, nos vies en suspends
Court intermède de plaisir dans une vie calculée
Que cet intense enlacement où notre soif s'est apaisée...